MÉDITATION TRANSCENDANTALE

 

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Le développement et les succès de la MT

dans tous les secteurs de la société

 

Ces pages présentent divers articles, recherches et témoignages

ayant trait aux bienfaits de la technique de Méditation Transcendantale.

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1 - LA MT
DANS L'ARMEE

2 - LA MT ET
LES FEMMES

3 - LA MT EN ENTREPRISES

4 - LA MT
ET LE SPORT

5 - LA MT ET L'ÉDUCATION
(D. LYNCH)

6 - LA MT ET L'ÉDUCATION
(EN CHINE)

7 - LA MT
CHEZ LES BOUDDHISTES

8 - LA MT DU
TEMPS DES BEATLES

 

8 - DU TEMPS DES BEATLES...

 

NANCY COOKE DE HERRERA RACONTE...

Personnalité au destin hors du commun, elle a connu les Beatles

en Inde et a elle-même enseigné la Méditation Transcendantale

à Greta Garbo.
 

__________________________

 

Ci-dessous : de larges extraits d’une interview de Nancy Cooke de Herrera
réalisée par deux journalistes de PhenomeNews (mai 2007).

 

 

« Le but de la méditation, c’est de vous permettre de rester calme quand tout s’agite autour de vous  et que vous êtes dans  l’œil du cyclone. »

 

Californienne, née à San Francisco, Nancy Cooke de Herrera abandonna pendant la seconde guerre mondiale des études commencées à l’université de Stanford (Californie) et traversa le Pacifique dans un convoi militaire pour aller épouser l’héritier d’une célèbre famille de missionnaires d’Hawaï. Elle eut, pendant les années de guerre, à héberger les amiraux Nimitz, Halsey et Towers qui menaient les opérations sur le front Pacifique, ce qui lui permit de prendre part à plusieurs évènements historiques. Après la guerre, mère de trois fils, elle mit son énergie au service de la communauté et ouvrit sa maison au flot de voyageurs en partance pour Honolulu. Elle accueillit ainsi nombre d’acteurs, d’écrivains et d’hommes politiques célèbres. Neuf ans plus tard, son mariage se terminait par un divorce.
En 1951, à Paris, Nancy rencontra Luis de Herrera, un sportif Argentin qui courait au Mans dans l’équipe américaine. Un an après elle l’épousait. A Buenos Aires, ce couple admiré eut une fille, Maria Luisa, mais le bébé n’avait encore que 9 mois quand Luis connut une fin tragique suite à une exposition à des radiations atomiques.
De retour aux États-unis, Nancy entama une nouvelle vie et fit carrière dans la mode. Choisie par les tsars de la mode américaine pour être leur ambassadrice, elle présenta la haute couture américaine dans le monde entier pendant douze ans.
Attirée depuis toujours par ce que la vie offre d’excitant et de profond, Nancy est fascinée par l’Inde, son peuple, son héritage spirituel, et fait en sorte de s’y rendre tous les ans. Chez elle, à Beverley Hills, on rencontre des activistes venus de tous les coins du monde. Pour citer un journaliste, un dîner chez Nancy, c’est comme une visite aux Nations Unies.
Elle est l’auteur d’un livre intitulé
All You Need Is Love: An Eyewitness Account of When Spirituality Spread From the East to the West (Tout ce qu’il vous faut c’est de l’amour : témoignage oculaire de l’époque où la spiritualité nous vint d’Orient en Occident].

 

Quel titre intrigant !
Je pense qu’une des raisons qui m’a fait le choisir est qu’en 1968, à l’ashram de Maharishi Mahesh Yogi, j’assurais la liaison entre Maharishi et les Beatles et d’autres célébrités. Pour les Beatles, de toute leur vie cela a été les deux mois les plus productifs. Ils ont écrit tellement de chansons ! Et bien sûr le titre du livre est celui d’une de leurs chansons.


L’ont-ils écrite lorsqu’ils étaient à l’ashram ?
Ils y ont travaillé, oui. C’était divertissant parce qu’ils s’asseyaient à ma table pour dîner et se mettaient à bavarder et à gratter leurs guitares. C’était amusant, comme l’étaient leurs manières à table.


C’est-à-dire ? Elles étaient drôles ?
Oh, ils étaient tellement drôles ! Tellement créatifs. Je me souviens du véritable phénomène que fut le changement qui s’opéra en John Lennon. Au début, quand il est arrivé, c’était un homme au visage gris, le visage de celui qui ne regarde personne et qui se conduit comme s’il n’avait jamais été heureux nulle part. Les semaines passant, il fit des méditations de plus en plus longues. Maharishi lui prêtait plus particulièrement attention. Et tout d’un coup il devint une personne aux joues roses, et qui riait. Il passait son bras autour de sa femme, il allait parfois jouer de la guitare avec les autres, il lui arrivait de signer un autographe. Bien que Maharishi, avant l’arrivée des Beatles, ait prié les gens de ne pas les importuner ni de les prendre en photo.
Ce que je trouvais intéressant, c’est que nous étions un groupe de presque 80 personnes qui suivaient un cours pour devenir professeurs et personne n’était vraiment excité à l’idée que les Beatles allaient venir parce que ce qui intéressait tout le monde c’était la connaissance que nous recevions de Maharishi. Le cours s’intitulait « Le mécanisme de la création » et on espérait seulement que les Beatles n’allaient pas nous déranger !
Mon préféré c’était George Harrison. Il était très apprécié. Un jour il vint me voir et me dit : « Oh, s’il te plaît Nancy, la Kumbha Mela arrive. Elle a lieu tous les 12 ans dans la vallée des saints, à Rishikesh, là où tous les sadhus, les sannyasis et tous ces étranges personnages se réunissent, et Maharishi insiste pour que nous allions à la Kumbha Mela à dos d’éléphant mais je veux me mêler à la foule et voir si je peux trouver Babaji assis sous un arbre. » Puis il ajouta : « Tu sais Nancy, quand on est un Beatle on passe toute sa vie sur le dos d’un éléphant. » Voilà pourquoi j’aimais beaucoup George. Je les aimais tous beaucoup, d’ailleurs. Ringo ne vint que pour 10 jours. Un journal a raconté qu’il était parti parce que la nourriture était trop épicée. Quand nous avons appris ça, nous avons tous dit : « Dites-nous où sont les épices ! » parce que notre nourriture était plutôt fade.


Combien de temps les autres sont-ils restés ?
John et George sont restés environ deux mois. Paul est resté six semaines. Il était venu avec l’actrice anglaise Jane Asher. En fait, j’étais dans la pièce où se trouvait Maharishi quand Paul vint lui dire au revoir. Il s’agenouilla et dit « Je ne pourrais jamais vous remercier assez, Maharishi, pour nous avoir ainsi protégés, pour nous avoir donné cette tranquillité, cette sérénité. C’est le plus grand cadeau que vous pouviez faire à un Beatle. »
A leur arrivée, Maharishi avait dit : « Si vous avez besoin de quoi que ce soit, allez voir Nancy, elle assurera ma liaison avec vous. » C’est ainsi que j’eus le plaisir de les emmener faire du shopping. Quand je dis « shopping », nous traversions la rivière jusqu’à Rishikesh et là il y avait plein de petites échoppes délimitées par des cartons, où l’on trouvait les pires choses que l’on ait jamais vues. Les Beatles s’amusaient beaucoup parce que personne ne savait qui ils étaient. Ils ramenèrent des étoffes extraordinaires, firent des vêtements pour femmes avec ceux qui étaient pour hommes et des vêtements pour hommes avec ceux qui étaient pour femmes. Le petit couturier de l’ashram, comme on l’appelait, était un Indien qui restait assis sur un sol sale, sous une tente, avec une machine à coudre qu’il faisait marcher à la main. Mais les vêtements qu’il fabriquait influençaient la mode.


Quand avez-vous cessé de faire le lien avec Maharishi ?
Tout avait commencé en 1955, à la mort de mon mari bien-aimé. Je vivais en Argentine. Nous n’avions été mariés que trois ans et nous avions une petite fille de neuf mois. Il est mort des séquelles de retombées radioactives auxquelles il avait été exposé à St-George, dans l’Utah. Le seul livre qui m’apportait quelque consolation n’était pas un des livres chrétiens que l’on m’envoyait mais l’Autobiographie d’un Yogi, de Paramahansa Yogananda. Il m’avait été envoyé par un ami indien. Ses propos sur la réincarnation m’étaient alors une consolation. Je sus qu’un jour j’irais en Inde. Je me posais un tas de questions pour lesquelles je cherchais des réponses ; il était pour moi essentiel de savoir qu’il y avait une justice dans l’univers, et je n’avais encore rien trouvé qui m’en convainque. Maintenant, j’ai trouvé.
En 1962, mon ami Tom Slick, un vieil ami qui dirigeait la Fondation pour la Science de l’Esprit à San Antonio, au Texas, apprit que je devais me rendre à Téhéran pour une émission de la Société pour une Nouvelle Voie, ces femmes qui tentaient de libérer les Iraniennes du chador, et il me dit : « Puisque tu ne seras pas très loin, pourquoi ne pas nous rejoindre, moi et un autre parapsychologue ? Nous allons passer un mois dans les Himalayas, pour voir des lamas, des swamis, des yogis, à la recherche de phénomènes psychiques et physiques. » J’ai dit « Je viendrai ! » Et mon livre commence avec la nuit de mon arrivée en Inde, quand je retrouvai Tom. Dans le mois qui suivit, j’eus l’honneur de m’asseoir aux pieds d’un des grands saints de l’Inde. Je commençai à poser des questions sur la spiritualité. Hélas, je rencontrai beaucoup de gens qui enseignaient la voie des moines, qui implique une vie de retraite. Aussi, quand je parvins dans la vallée des saints, alors que j’étais avec Swami Shivananda, le plus grand des swamis de l’époque, je lui dis : « Votre Sainteté, je souhaiterais beaucoup en savoir plus sur la spiritualité, mais je suis une Occidentale et j’aime ma vie, il y a beaucoup de choses que je ne veux vraiment pas abandonner. » Il me dit : « Madame, votre professeur sera un homme nommé Mahesh. Il enseigne la voie des chefs de famille, qui ne requiert ni retraite ni abandon de quoi que ce soit, et son ashram est juste de l’autre côté du Gange. » C’est ainsi qu’avec Tom nous prîmes un bateau pour traverser le Gange et apprendre que Maharishi Mahesh Yogi venait juste de partir en Californie !
Nous rentrâmes donc chez nous. Là, une journaliste de mes amies, à laquelle j’avais écrit parce qu’elle voulait des informations sur les maharajas et plein d’autres choses, me dit que son journal n’accrochait pas avec l’aspect spirituel de mes lettres mais qu’elle allait les remettre à une femme qui mourait d’envie de me rencontrer. Je proposai : « Pourquoi ne pas venir déjeuner avec elle, avant que les gens apprennent que je suis de retour ? » Elles vinrent déjeuner, et devinez qui logeait dans la maison de cette femme ? Maharishi Mahesh Yogi qui, une semaine plus tôt, était arrivé du Canada. Elle me dit aussitôt que je devais apprendre la MT (Méditation Transcendantale) et que je pourrais me joindre à un cours qui allait commencer à Catalina pour un groupe de Canadiens qui méditaient depuis un an. C’est ainsi que, pour la première fois, je rencontrai Maharishi.
Quand j’entrai dans la pièce, en une seconde je sus que ce serait mon professeur. Même si aujourd’hui je ne suis pas membre de son organisation, parce que je n’aime pas beaucoup les organisations, je sentis que la connaissance qu’il me transmettait était la connaissance la plus importante de ma vie.


Et pour finir vous êtes retournée avec lui en Inde.
Oui. Depuis 1962 je suis allée en Inde presque tous les ans. Après ce cours à Catalina, j’avais l’expérience de la méditation dont je ressentais qu’elle était un cadeau spécial qu’il m’avait donné. C’est alors que je pensai que je devais faire connaître au reste du monde cet homme et son savoir.
Mais c’était moins facile que je ne l’avais pensé. D’abord parce que la plupart de mes amis pensaient que c’était du temps perdu. Ils me disaient « Tu n’es pas vieille, tu n’es pas malade. Pourquoi as-tu besoin d’une chose pareille ? » Alors quand j’entendis que le principal message de Maharishi, à l’époque, était : « Les Américains veulent-ils savoir comment vivre pour que le stress ne se transforme jamais en détresse ? », je dis : « Voilà, c’est ça ! » Et durant les sept années qui suivirent, j’ai vraiment passé une grande partie de mon temps à aller avec lui dans de nombreux pays. Je l’ai amené partout en Amérique du Sud et j’ai ouvert six fondations pour lui. A notre retour, il y avait 500 personnes qui nous attendaient à l’aéroport. Je dis cela parce que souvent les gens disent « Oh, c’est le guru que les Beatles ont trouvé. » Mais il était déjà très connu en Allemagne, en Angleterre, au Canada, et aussi aux États-unis avant d’avoir jamais rencontré les Beatles. Le mérite de l’avoir trouvé ne leur revient donc pas.
Au départ, il vint aux Etats-Unis parce qu’il pensait que cela irait plus vite qu’en Inde où il se heurtait à l’enseignement traditionnel de leur Gita (la Bible des Hindous) dont il considérait qu’elle était mal interprétée. En Inde, ils ont tendance à penser que si cette vie n’est pas très bonne, la prochaine sera meilleure. Et Maharishi disait : « Non. Cela va à l’encontre de la vie. A partir du moment où vous avez un système nerveux humain, vous devez élever votre niveau de conscience parce que c’est tout ce que vous emportez avec vous quand vous mourrez. » Et en parlant cela, il disait qu’en Occident on ne nous apprend pas grand chose sur la mort, laquelle fait partie de la vie ; que c’était comme donner un cours d’océanographie en étudiant juste les vagues.
Je progressais très lentement. Bien peu de gens semblaient passionnés par l’idée de rencontrer un homme venant de la vallée des saints. En 1962, j’ai dû appeler 100 personnes pour en avoir 35 qui sont venus deux soirs, en rang, pour l’écouter. Et je crois que s’ils sont venus c’est parce que j’avais promis d’offrir les desserts !
(…)


Vous semblez avoir beaucoup d’énergie.
Je pense que c’est pour beaucoup dû à la méditation. Je veux dire une vraie méditation parce que beaucoup de gens enseignent mal la méditation. Par exemple, si vous allez dans un cours de yoga, vous faites vos asanas puis le professeur vous dit de fermer les yeux et de méditer et elle se met à parler d’une voix douce. C’est de la relaxation dirigée. Ce n’est pas de la méditation. Il y a une grande confusion entre contemplation, concentration et méditation. Il y a beaucoup d’incompréhension au sujet de la méditation.
La MT a eu une grande influence sur ma famille. J’ai trois fils et une fille et si je n’ai jamais eu un seul problème avec eux, c’est en grande partie grâce à l’influence de Maharishi. Dans les années 60 mes fils étaient à l’université, à Yale, Stanford et UCLA, et jamais ils n’ont eu le moindre problème de drogue parce qu’ils avaient une technique qui ne les détendaient pas moins que fumer de la marijuana. Cela a eu une magnifique influence sur nos vies et je pense que c’est à la MT que je dois beaucoup de mon énergie, de ma vitalité et de mon bonheur.


Nous sommes d’accord avec vous, Nancy, parce que nous aussi pratiquons la MT. La méditation fait toute la différence,
dans notre monde. C’est une technique si facile, si simple.
Pour moi qui voyage beaucoup en avion, c’est formidable, surtout quand le temps est mauvais. J’utilise mon mantra tout le temps. Mon fils aîné, qui faisait partie de l’équipe universitaire de l’UCLA, se mettait toujours un peu à part des autres pour méditer un moment puis retournait avec eux. Et peu à peu chacun des membres de l’équipe est venu me voir pour que je lui enseigne la méditation. Je crois qu’à ce jour personne n’a encore battu leur record.
Vous savez, David Lynch a été initié en mars 1972 et il n’a jamais manqué une méditation. N’est-ce pas incroyable ?


Je parie que beaucoup de célébrités de Hollywood méditent.
Je vais vous dire quelque chose au sujet de David, parce que je l’aime vraiment beaucoup. J’ai retrouvé, dans un vieux répertoire d’adresses, un petit mot d’Helen Lutes – dont le mari a dirigé l’organisation de Maharishi pendant des années. Sur ce mot, elle me disait : « Si vous avez besoin de quelqu’un pour des travaux de menuiserie ou pour donner un coup de peinture, il y a ce jeune homme qui vit dans un garage près du coin de la rue et qui s’appelle David Lynch. » Je l’ai montré à David !


Il a fait du chemin, depuis la menuiserie !
Oui, il a fait un long parcours.


Et maintenant, puisque vous continuez de voyager en Inde, rencontrez-vous encore des êtres sacrés et des avatars ?
Il y avait un saint fabuleux que j’allais toujours voir, Tatwala Baba. Il avait 124 ans, il vivait dans une grotte et ses cheveux tombaient en nattes jusque sur le sol. Il n’avait pas une seule ride sur le corps. Il était grand, puissamment bâti, et n’était vêtu que d’un petit pagne. La grotte où il vivait était à 20 minutes de marche de l’ashram de Maharishi.
Une fois j’y suis allée avec mon fils aîné, qui avait été photographe pour le National Geographic pendant des années. Il a demandé à Tatwala Baba s’il pouvait amener son trépied et prendre une photo. Tatwala Baba a dit « D’accord ». Nous y sommes donc allés, nous avons pris une photo de lui, puis nous sommes partis aux sources du Gange, un voyage de cinq jours dans les montagnes, une excursion vraiment difficile. Et ce n’est qu’à notre retour à Rishikesh que nous apprîmes que Tatwala Baba avait été tué par un homme qui avait tiré sur lui, pensant qu’il était indestructible. Nous étions horrifiés ! Je suis allé voir l’assistant de Maharishi et je lui ai demandé comment il était possible qu’on puisse tirer sur un homme comme Tatwala Baba. Il m’a dit : « Oh, Nancy, cela arrive tout le temps. Parfois, pour ces hommes, c’est la seule façon de partir. C’est cela, l’Inde. »


Je suis allée en Inde pour la première fois en 2002 et j’en suis tombée amoureuse à l’instant même où j’ai posé le pied sur le sol. J’ai su que là j’étais chez moi.
Ils disent que l’Inde est un pays recouvert par Maya [l’illusion], que c’est comme un film qui la recouvre et que seuls ceux qui sont destinés à connaître l’Inde peuvent voir ce qu’il y a dessous. Vous deviez donc être destinée à le voir.


(…) J’y suis allée avec un ami. Nous avons fait un pèlerinage spirituel et avons eu la chance d’avoir quelqu’un pour nous escorter avec un guide. C’était vraiment une aventure. L’Inde est fascinante.
Quand je descend d’avion, en Inde, je me sens chez moi. A chaque fois je me dis qu’il y a une telle foule – la population a triplé depuis la première fois où j’y suis allée – que je crois que je ne reviendrai plus. Puis je rentre chez moi, jusqu’au jour où un colis m’amène l’odeur de l’Inde qui se répand dans la maison et où cette attirance me ramène là-bas.


Quel est votre lieu favori, en Inde ?
J’aime les montagnes. J’aime la région de la vallée des saints, la région de Rishikesh et ses alentours. Je reviens toujours à Delhi, mais j’ai de grands amis à Bombay et à Calcutta. Bizarrement, j’ai toujours fait d’heureux séjours à Calcutta malgré la terrible pauvreté que l’on y voit. Je crois que lorsqu’on commence à mieux connaître l’Inde, on commence à comprendre un peu mieux la pauvreté.


A votre retour aux États-unis, quel genre de réaction avez-vous trouvé ?
C’est intéressant. Beaucoup de gens pensaient que cela m’apportait simplement quelque chose et que c’était une toquade. Plus tard, au cours de ma vie, j’ai vu plusieurs d’entre eux, parce qu’ils se trouvaient avoir des problèmes, venir me voir pour que je leur apprenne la MT. C’est donc très satisfaisant.
Il y a une histoire que j’aime raconter. C’était quand j’avais amené Maharishi en Amérique du Sud. Il travaillait énormément, beaucoup de gens venaient l’écouter. Et un jour, à Bogota, en Colombie, c’était el dia de los muertes, le jour des morts, et je lui dis : « Maharishi, personne ne viendra vous voir aujourd’hui. Sortons et allons faire un peu de tourisme. » Nous nous rendîmes donc à la grande cathédrale qui était sur la place juste en face de notre hôtel. Il n’était jamais entré dans une église catholique, ou je suppose dans une église chrétienne. Nous sommes entrés dans l’église, qui était pleine, et en voyant ces sortes de petites guérites sur le côté, Maharishi me demanda ce que c’était. Je lui expliquai que c’était des confessionnaux. Il me dit : « Vous voulez dire qu’ils croient qu’en racontant à quelqu’un ce qu’ils ont fait leurs actions resteront sans réaction, qu’il n’y aura pas de karma ? » Il ne pouvait pas comprendre cela. Puis il a vu les statues de Jésus, et vous savez, en Amérique du Sud, on ne lésine pas sur les stigmates. C’est plein d’épines et de sang. Il les a regardées et a dit : « Oh, c’est terrible ! Les enfants sont autorisés à venir ici ? » Et nous avons décidé de partir.
Une chose que j’aime, au sujet de l’Inde, c’est que tandis qu’en Occident on dit « fait le bien et tu connaîtras Dieu », en Inde ils disent « tu fais partie de Dieu » et il est donc naturel de faire de bonnes actions.
(…)


Nous n’avons jamais eu l’occasion de rencontrer Maharishi, mais son énergie nous vient à travers ses vidéos et les personnes qui l’ont rencontré.
(...) J’ai initié bon nombre de rock stars. Sheryl Crow est l’une d’elles et j’en suis fière. Quand elle est venue me voir, elle se sentait vieille, elle n’avait plus d’énergie et était déprimée. Un an plus tard elle revint me voir pour une vérification et m’amena son père à initier. Il me dit que si elle n’avait pas appris la méditation, sa carrière de chanteuse aurait été finie. Et je pense que Paula Abdul dirait la même chose. J’ai aussi initié Madonna il y a des années, juste avant son procès contre quelqu’un qui la harcelait et dont elle avait très peur. Ensuite elle est partie en Argentine jouer le rôle d’Evita.
La première actrice célèbre que j’ai initiée fut Greta Garbo. Elle fut une très bonne amie durant les dix dernières années de sa vie. Je connaissais bien Gayelord Hauser, qui était diététicien et était un grand ami de Garbo. J’ai passé beaucoup de temps avec eux. Elle me disait souvent : « J’ai bien moins peur de la vie, maintenant que je sais comment méditer. J’en vois les bienfaits formidables. »
(…)


Maharishi a-t-il jamais fait des miracles auxquels vous ayez assisté ?
Il y en a un, une nuit où il revenait ici. Nous étions allés le chercher à l’aéroport vers une heure du matin puis l’avions conduit à la maison de Madame Olson chez qui il résidait, et il était en train de bavarder. Nous l’avions informé que l’une de ses disciples, Millie, qui était à l’hôpital, en train de mourir d’un cancer, priait pour revoir Maharishi parce qu’il lui avait promis d’être de retour avant qu’elle ne meure. Nous parlions, il allait être deux heures du matin, et je décidai de rentrer chez moi. J’étais sur le point de partir quand tout d’un coup Maharishi s’arrêta de parler et déclara qu’il serait très vite de retour. Je me tenais devant la porte et je le vis se ruer dans l’escalier. Je n’avais jamais, jusque là, vu Maharishi se hâter. Il monta à l’étage, resta absent peut-être dix minutes puis redescendit. Il se remit à discuter, je dis « bonne nuit » et rentrai chez moi. Le lendemain matin, Helen m’appela et me dit : « Millie est décédée la nuit dernière. » Je lui dit : « Oh, quel malheur ! Elle qui voulait tant voir Maharishi avant de mourir. » Helen me répondit : « Ce qui est extraordinaire, Nancy, c’est qu’elle l’a vu ! C’est absolument vrai. Les infirmières ont indiqué sur leur rapport qu’à deux heures du matin elles ont vu une personne sortir de l’ombre. Elles ont d’abord cru qu’il s’agissait d’une femme mais elles ont ensuite réalisé que c’était un homme avec une longue barbe et des longs cheveux. Il portait des fleurs et est allé droit à la chambre où était Millie. Une infirmière est sortie de son poste, est allée jusqu’à la porte et a vu cet homme faire juste une sorte de geste au-dessus de la tête de Millie. Il s’est tourné, leur a souri et est parti. » Alors, partant de là où nous étions, à Los Angeles, Maharishi aurait-il eu un avion pour s’y rendre, il lui eut été impossible d’être à l’hôpital de Santa Monica à deux heures du matin. Et pourtant il y était. Il a donc tenu sa promesse.
(…)


Pour ceux qui ne comprennent pas ce qu’est la MT, on peut dire que c’est une forme structurée de méditation.
La Méditation Transcendantale est une technique. Maharishi dirait qu’on n’a pas besoin de l’aimer. Qu’on n’a pas besoin de la comprendre. Qu’il faut juste la pratiquer. Un jour, au Tibet, j’étais avec des personnes qui craignaient que nous fassions un œdème pulmonaire. Un homme nous dit que nous pouvions nous en sortir soit avec de l’oxygène soit avec la MT. Je lui demandai s’il était un méditant. Il me dit « oui », et que la MT était la meilleure chose en altitude. La respiration devient si subtile, nous expliqua-t-il, qu’on peut partir tranquille avec juste une petite quantité d’oxygène. La MT a donc aussi un côté pratique. Je crois qu’en Angleterre elle est aujourd’hui le traitement numéro un contre l’hypertension.


Et c’est une méthode simple. Vingt minutes matin et soir.
Maharishi dit même que 15 minutes suffisent. Il y a tellement de gens qui méditent, maintenant, que l’on n’a pas besoin de méditer si longtemps. Vous faites ce qui vous convient. A la longue cela porte ses fruits. En outre, si vous vous trouvez au milieu d’un terrible embouteillage, ou terrifié dans un avion, vous n’avez qu’à revenir à votre mantra et c’est très apaisant. Souvenez-vous, le but de la méditation, c’est de rester calme quand tout s’agite autour de vous et que vous êtes dans l’œil du cyclone. Jai Guru Dev.

 

 

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